Le Palais National

Le Palais Législatif

Le Palais de Justice

Le Palais des Ministères

L’Administration des Postes d’Haïti

La DGI

La PNH

Le Ministère des TPTC

Les bureaux de la MINUSTAH

L’Ecole Nationale des Infirmières de P-au-P

L’Institution du Sacré-Cœur

Le Petit Séminaire Saint Martial les deux locaux du Grand Séminaire (Turgeau et Cazeau) se sont écroulés.

L’Institution Saint Louis de Gonzague En Ville P-au-P

L’Institution Saint Louis de Gonzague – Delmas : La résidence des Frères s’est écroulée.

Jacmel : La résidence des Frères est écroulée. Les Frères logent dans les classes.

L’Ecole Jean Marie Guilloux

Le Collège Canado-Haïtien

L’Ecole Saint-Jean L’Evangéliste

Le Collège Gérard Gourgues

L’Ecole Supérieure de la Diplomatie (Chez Régis), près de l’Hôtel Christopher s’est écroulée.

Les Filles de la Sagesse : l’école du Sacré-Cœur s’est écroulée.

Les Filles de Marie : les bâtiments du Bel-Air se sont écroulés.

Les Sœurs de Ste-Hyacinthe : l’école qui est auprès de La Menais s’est écroulée ; la maison provinciale (et de retraite) est coupée en deux morceaux.

Les Sœurs de St Joseph de Cluny : Ste Rose serait complètement écroulé.

Les Père Oblats : la maison provinciale et le scolasticat sont écroulés.

Les églises de la ville sont écroulées : Ste-Anne, St-Louis roi de France.

La Cathédrale de Port-au-Prince

L’Eglise du Sacré-Cœur de Turgeau

L’Eglise de Petit Goâve est complètement écroulée

L’Eglise de Saint François de Xavier à Bodin est écroulée.

L’école des petites sœurs de Sainte Thérèse est écroulée

Le Local de la FHF ( Foot-Ball )

L’Hôtel Montana

L’Hôtel Christopher

Le Caribbean Super Market

Le Morne Boutillier des éboulements

Nazon, Boudon, Turgeau détruits.

L’Hôpital Canapé Vert

L’ENAF (route de Canapé Vert) est effondré ;

L’immeuble de l’Immigration (à Lalue) est écroulé ;

L’immeuble de la TELECO (pont Morin) est resté intact ;

Radio GINEN (Delmas 31) est totalement effondré.

Fr. Joseph Bergot /Fr. Dominique Baron sont morts

Sr. Jeannine est décédée

Père Chéry Argnoux un prêtre de la paroisse de Sainte Anne est décédé

Mgr Miot est décédé ainsi que Mgr Benoît

La mère Générale des Filles de Marie est décédée

Hédi Anabi / Patron de la MINUSTAH
Luis Dacosta / No 2 de la MINUSTAH

-Le Directeur de l’Institut Des Hautes Etudes Commerciales Et Economiques (I.H.E.C.E), M. BERRET est mort avec plusieurs étudiants et professeurs.

-La Directrice Générale du Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF), Me. Myrna NARCISSE-THEODORE a succombé sous les débris du MCDF écroulé.

-Deux sénateurs, MM. Jean-Jacques WILBERT (Plateau Central) et Michelet LOUIS (Artibonite) sont morts sous les décombres du Parlement.

-Le directeur général de la DGI, M. RICHARD est mort.

-2 ministres du gouvernement en deuil : – Ronald Beaudin – Ministre de l’Économie et des Finances qui a perdu son fils lors de la catastrophe. – Patrick Delatour qui a perdu ses parents (Son père et sa mère)

-Le Juge Roc Cadet / Doyen du tribunal civil (Décédé au cours de l’effondrement du Palais de Justice)

ZONE FRERES – PETION-VILLE

FRERES 21

1- Famille PARET Alain, Alexandre, Alyssa, Florence + Jacqueline et Philippe CALIXTE = 6 personnes – STATUS En bonne condition pas de blesse, maison en bonne état

2- Famille ROLLE Frantz, Sagine, Victor Manuel, Gaetan + Famille ANGLADE Mickael (5) + Famille ANGLADE Claude (5) + Famille PAUYO (3) + Famille Aourashi (2) = 19 personnes – STATUS En bonne condition pas de blesse, maison en bonne etat

3- Famille BOULOS Simon – STATUS En bonne condition pas de blesse, maison en bonne etat

4- MAGLOIRE Rose Gertha (Founa), KLINGTON Sabie Katricia, SAINT-JEAN Joseph Frantz (Dodo) (3)

FRERES 27

1- Famille ALVAREZ Nicole, Melissa ETHEART (2) – STATUS En bonne condition pas de blesse, maison en bonne état

2- Famille ROY Marie-Josée 37-12-3016, 34-01-4611, Mona BRUNO (2) – STATUS En bonne condition pas de blesse, maison en bonne état

3- Famille POLICARD Harry (1) – STATUS En bonne condition pas de blesse, maison en bonne etat

4- Famille DEDELVA Isabelle (1) – STATUS En bonne condition pas de blesse, maison en bonne etat

FRERES Apres Complexe Tannis Jumelle

1- Famille JN-BAPTISTE, Armelle, Roudy, Joëlle (3) – STATUS En bonne condition pas de blesse, maison en bonne état

DELMAS 83

1- Famille CALIXTE Fabrice, Valérie, Liam (3) – STATUS En bonne condition pas de blesse, maison en bonne état

2- Famille VAVAL Gilbert, Nathalie, Joël-Olivier, Axel, Angelo + VAVAL Daniel (Père), Ketlaine, Françoise (7) – STATUS En bonne condition pas de blesse, maison en bonne état

3- Famille POITEVIEN Robert, Claudika, Erica, Babou + BRISSON Joujou (5) – STATUS En bonne condition pas de blesse, maison endommagée.

FERMATHE

1- Famille SALNAVE Bertrand – STATUS OK
2- Famille DESROCHES Rosny – STATUS OK
3- Famille DESROCHES Alexis – STATUS OK
4- Famille JN-BART Dominique et Patricia ROCOURT – STATUS OK
5- Famille ROCOURT André – STATUS OK
6- Famille ROCOURT Philippe – STATUS OK

MONTAGNE NOIRE – PEGUY VILLE – MALIK
1- Famille NICOLAS Carlo Nicolas – STATUS OK
2- Famille REIMERS Dominique – STATUS OK
3- Famille SALNAVE Hervé – STATUS OK

LISTE DES PORTES DISPARUS / SECOURUS / MORTS CONFIRME PAR PARENTS OU AMIS SOUS TOUTES RESERVES

PRIERE DE ME CONTACTER DANS LE CAS OU INFORMATIONS SERRAIENT INCORRECTES (Ordre Alphabétique)

MC = Mort Confirmée, sous toute réserve d’informations fournies par parents ou amis proches

PD = Porté Disparu, sous toute réserve d’informations fournies par parents ou amis proches

SR = Secours Réussi, sous toute réserve d’informations fournies par parents ou amis proches

A

AUGUSTE Alix, Citibank (Ecrasement Citibank Delmas) MC

ANGLADE Georges et sa femme MC (Ecrasement Résidence Rack Baussan)

B

BALMIR, père de Régine BALMIR (Ecrasement Résidence Canapé-Vert) MC

BALMIR, grand-mère de Régine BALMIR (Ecrasement Résidence Canapé-Vert) MC

BALMIR, mère de Régine BALMIR SORTIE VIVANTE DE L’EXTRACTION DES DECOMBRES (Ecrasement Résidence Canapé-Vert) SR – Besoin urgent d’évacuation médicale

BARDET Sherley, Unibank SORTIE VIVANTE DE L’EXTRACTION DES DECOMBRES (Ecrasement Immeuble Les Moulins d’Haïti – Département Marketing Unibank) SR

BAUSSAN Joël PD

BELIZAIRE Roland, mort de ses deux (2) fils MC

BLANCHET Guy et sa femme (Ecrasement Résidence Tecina) MC

BAUDIN Roland, fils du Ministre des Finances MC

C

CHARLES Joubert, Nouvel Jenerasyon MC

CHARLES Lovely, Université de Port-au-Prince 3e Etage (Ecrasement de l’établissement) PD

CHAUVET Mickael et Jean-Max, Le Nouvelliste PD

Mme Youri CHEVRY Valérie FOURCAND Valérie et ses 2 enfants MC

D

DARTIGUE Robert (Rack Baussan) MC

DACOSTA X, Minustah MC

DELVA Garcia, Chanteur Mass Konpa, légèrement blesse (Ecrasement Hôtel Flamboyant) SR

Mme. DESINOR Clauvis MC

G

GAILLARD Micha (Ecrasement Ministère de la Justice)  MC

GARCIA Jocelyne Dominique, Femme de Marcus GARCIA Radio Energie FM (Ecrasement Résidence) MC

GUERRIER Michel, Dinasa (Ecrasement Immeuble Dinasa) PD

GUERRIER Ramon, Unibank Statut inconnu pourrait être sous les décombres (Ecrasement Immeuble Les Moulins d’Haiti – Département Marketing Unibank) PD

GERVAIS Raissa, Fille de Lesly Gervais et de Farah Milfort (Ecrasement Résidence à Turgeau) MC

H

HAIG Gérald (Ecrasement Résidence) MC

HANABI Eddy, Chef de la Mission Civile de la Minustah MC

J

JACQUES Maître, Ecole Canado Haïtien MC

JEAN Wendy, Mère du Ministre Patrick DELATOUR MC

JIMMY YO (Nom d’artiste) Rappeur MC

JUSTE Ricky, SORTI VIVANT DE L’EXTRACTION DES DECOMBRES, femme statut inconnu (Ecrasement de son Studio) SR

K

KERBY Marie Laurence, Comme Il Faut (Ecrasement Caribbean Market) MC

L

LANDRIN Chantale + Père et Mère (Ecrasement Résidence des parents Turgeau) MC

LEGAGNEUR Christine, Unibank PHASE D’EXTRACTION DES DECOMBRES (Ecrasement Immeuble Les Moulins d’Haïti – Département Marketing Unibank) Besoin urgent de supports logistique

LEGROS Michel, Unibank SORTIE VIVANTE DE L’EXTRACTION DES DECOMBRES (Ecrasement Immeuble Les Moulins d’Haïti – Département Marketing Unibank) SR

LEMOINE Olivier, PD

M

MAXIMILIEN Laurent MC

MENARD Nancy, Unibank Statut inconnu pourrait être sous les décombres (Ecrasement Immeuble Les Moulins d’Haïti – Département Marketing Unibank) PD

MIOT Serge Archevêque, Archevêché de P-au-P MC

MONPOINT Fred, Chef Sécurité Hôtel Montana (Ecrasement Hôtel Montana) MC

N

NEPTUNE X, fils de Jean-Claude et Dolores Neptune Statut inconnu pourrait être sous les décombres (Ecrasement de Résidence Rack Baussan)

P

PARDO-DENIS Kerline, Unibank SORTIE VIVANTE DE L’EXTRACTION DES DECOMBRES (Ecrasement Immeuble Les Moulins d’Haïti – Département Marketing Unibank) SR

PERPIGNAN Philippe, frère de Josée PERPIGNAN  (Ecrasement Résidence Tecina) MC

PETIT FRERE Maître Serge (Ecrasement Résidence)  MC

POLICARD Nancy, SORTIE VIVANTE DE L’EXTRACTION DES DECOMBRES (Ecrasement Résidence) SR

R

ROCOURT Roland MC

ROMAGE Eddy MC

ROUZIER Magalie, Epouse de Pilou Rouzier (Ecrasement Caribbean Market) MC

ROUZIER Philippe, Consultant PNUD (Ecrasement de Résidence Rack Baussan) MC

S

SASSINE Nadine, Unibank PHASE D’EXTRACTION DES DECOMBRES (Ecrasement Immeuble Les Moulins d’Haiti – Département Marketing Unibank) PD

T

Timothée Maryse (Ecrasement Résidence à Pacot ou Turgeau) MC

Timothée Aginette (Ecrasement Résidence à Pacot ou Turgeau) MC

V

VAUVENARGUE X, Père d’Etienne VAUVENARGUE (Ecrasement Résidence) MC

VINCENT Igor, MC

Y

YOUNG CLIF (Nom d’artiste) Rappeur BC Barikad Crew MC

L’Île d’Hispaniola : Haïti et la république Dominicaine.

L’île d’Hispaniola, bordée au Nord et à l’Est par une fosse de convergence de 8,000 mètres de profondeur, se situe sur l’arc insulaire de Haïti, – aux volcans majoritairement en sommeil depuis environ 1,5 Millions d’années -, à la frontière des plaques lithosphériques transformantes Nord-américaine subductant, à la vitesse de 1,1 centimètres par an, aux Petites Antilles, – Martinique, Guadeloupe…, Îles du Vent et Îles sous le vent -, et décrochant au niveau des Grandes Antilles, – Cuba, Hispaniola, Jamaïque et Porto Rico -, et des Caraïbes. Ces plaques se déplacent ensemble vers l’Ouest-Nord-Ouest, la plaque Nord-américaine de 2,5 centimètres/an et la plaque des Caraïbes de seulement 0,5 centimètres/an. De ce fait, avec une amplitude décrochante de 2 centimètres/an, l’île d’Haïti-Saint Domingue se trouve dans une région dite « transformante » senestre(2).

Mouvements absolus des plaques tectoniques dans la région d’Hispaniola. En noir, déplacement vers l’Ouest-Nord-Ouest des plaques Nord-américaine et des Caraïbes. En rouge, encadrant les îles de la Jamaïque, d’Hispaniola et de Porto Rico, la région « transformante » senestre. En gris, la zone de subduction. En rose, les failles, au Nord, de la Tortue, et, au Sud, d’Enriquillo.

En outre les déplacements des deux plaques lithosphériques entraînent des déplacements coulissants sur les failles qui zèbrent l’Île d’Hispaniola et, inexorablement, créent des mouvements sismiques. Deux failles actives sont nettement identifiées sur l’île d’Haïti/Saint Domingue, l’une, de subduction, de direction Est-Ouest, dite du Canal de la Tortue, de fort dynamisme, responsable de la majorité des secousses sismiques se produisant dans la partie îlienne septentrionale, au large de la côte Nord du territoire haïtien(3), la longeant et pénétrant, se prolongeant, au milieu des terres, dans la vallée du Cibao, en République Dominicaine ; la seconde, de décrochement, dite faille d’Hispaniola ou d’Enriquillo, à l’intérieur des terres, à travers la presqu’île méridionale haïtienne, au jeu sénestre de direction Est-Nord-Est, d’une longueur approximative de 280 kilomètres, courant depuis Tiburon jusqu’à Pétionville, dans la banlieue de Port au Prince, et se prolongeant, en République Dominicaine, par Jimani, dans la Vallée d’Enriquillo.

Les failles d’Enriquillo, – ou faille d’Hispaniola -, et de la Tortue. D’après la carte topographique d’Haïti dressée par Rémi Kaupp.

La faille d’Enriquillo, au plan sismique, est très active. Elle a contribué à la surrection des deux chaînes montagneuses qui parcourent toute la presqu’île sud, le massif de la Hotte, atteignant 2.347 mètres au Pic de Macaya, et celui de la Selle culminant, au Morne, – ou Pic de la Selle -, à 2.680 mètres, et de l’escarpement sur lequel est bâtie une grande partie de la ville de la capitale haïtienne, Port au Prince, et toute sa banlieue Sud. Cette faille est la cause principale de la majorité des séismes enregistrés dans le sud îlien de l’île d’Hispaniola, tant sur le territoire de Haïti, – Presqu’île Sud de Haïti et région métropolitaine de Port au Prince -, que sur celui de Saint Domingue, – région du lac d’Enriquillo et celle, métropolitaine, de San Domingo -. En outre, Port-au-Prince et ses environs, – Turgeau, Bourdon, Delmas, Fragneau, Musseau, Pétionville… -, sont vulnérables aux séismes par le fait que ces villes sont traversées par un réseau de failles secondaires parallèles ou perpendiculaires à la faille principale active d’Enriquillo.

Ces deux failles principales, – la plaque tectonique des Caraïbes se trouvant compressé entre 5 masses lithosphériques, les plaques Nord et Sud-américaine, des Andes du Nord, de Panama et Cocos -, ont la particularité de résister aux contraintes colossales imposées par les mouvements des plaques Nord-américaine et des Caraïbes. Aussi leurs segments accumulent, durant plusieurs dizaines ou centaines d’années, l’énergie produite par l’intensité des frictions exercées et se relâchent brutalement lors des tremblements de terre toujours suivis de centaines ou de milliers de répliques, sur une très courte durée, de plus ou moins forte magnitude. Lors, quand se produit un séisme, il est toujours de magnitude égale ou supérieure à 7/7,5 sur l’échelle ouverte de Richter et d’intensité IX à XI sur l’échelle MSK(4), et, si l’épicentre de celui-ci se situe en milieu marin, il provoque un tsunami. Les secousses telluriques cessant, une période d’accalmie débute et les compartiments des failles engorgent une nouvelle concentration d’énergie qui ne se libérera qu’avec une nouvelle brusque période d’activité entraînant une rupture sismique et le relâchement des contraintes tectoniques.

Les séismes catastrophiques sur Hispaniola.

Depuis l’an de sa découverte, en 1492, par Christophe Colomb, un grand nombre de séismes catastrophiques ont gravement affecté l’île d’Hispaniola :

Le 2 décembre 1562 : Les villes de Santiago et de La Vega sont détruites et la ville de Puerto Plata subit des dégâts majeurs : Magnitude estimée de 7 à 7,5 sur l’échelle de Richter avec une intensité estimée à IX sur l’échelle MSK.

Le 8 septembre 1615 : Toute l’île est touchée et subit des dégâts majeurs. La ville de San Domingo est ravagée. Les répliques, terribles, durent quarante jours : Magnitude estimée de 8 à 8,5 sur l’échelle de Richter avec une intensité estimée à XI sur l’échelle MSK..

Le 9 mai 1673 : entre 6 et 7 heures du matin, la ville de San Domingo, le couvent Santa Clara et la majeure partie des maisons sont détruites : Magnitude estimée de 7,5 à 8 sur l’échelle de Richter avec une intensité estimée à X sur l’échelle MSK.

En 1684 : Bien peu d’informations récoltées sur ce séisme si ce n’est qu’il fut de forte magnitude sur l’échelle de Richter, estimée à 8/8,5, et d’intensité estimée à XI sur l’échelle MSK.

En 1691 : Idem pour ce séisme, les seuls documents existants ne faisant état que d’une très forte intensité, estimée à IX sur l’échelle MSK.

Le 18 octobre 1751 : à 15 et 17 H : Les villes d’Azua et de Port au Prince sont détruites. Tout l’Ouest et le Sud de l’île d’Hispaniola est touché, de plus, par un tsunami : Magnitude de 8 à 8,5 sur l’échelle de Richter avec une intensité X sur l’échelle MSK.

Le 21 novembre 1761 : L’épicentre se serait situé entre Jimani et San Juan, en République Dominicaine, et des documents précisent que les arbres et les pieds de maïs avaient été déracinés, que la terre s’était ouverte et que de nombreux animaux avaient disparu dans les entrailles de la terre … Intensité IX sur l’échelle MSK.

En 1771 : La ville de Port au Prince est aux trois quarts détruite. Tout le Sud de l’île d’Hispaniola est touché : Magnitude estimée à 8 à 8,5 sur l’échelle de Richter avec une intensité estimée à X sur l’échelle MSK.

Du 7 mai au 10 Mai 1842 : Épicentre se situant entre San Juan et San Domingo. Une véritable catastrophe ruine la quasi totalité de l’île d’Hispaniola. 50.000 à 60.000 morts en Haïti et au moins autant en République Dominicaine. La ville de Santiago est détruite et celle du Cap Haïtien, 5.000 morts sur les 10.000 habitants, de même. De nombreux immeubles s’effondrent à San Domingo. Le palais de Sans Souci et la Citadelle Laferrière ont été endommagés à Milot. Un tsunami ravage les côtes du nord et des vagues de plus de 5 mètres de haut ont été enregistrées à Port de Paix et à Port au Prince. Des documents précisent : « la terre s’ouvre et se ferme avalant un grand nombre de personnes. » : Magnitude 8 sur l’échelle de Richter avec une intensité estimée à IX sur l’échelle MSK.

En 1887 : dans le nord d’Haïti avec des dégâts majeurs à Port de Paix et Cap Haïtien : Magnitude 7,5 sur l’échelle de Richter avec une intensité estimée à IX sur l’échelle MSK

Le 29 décembre 1897 : à 6 h 32 du matin. La ville de Santiago, République Dominicaine, est partiellement détruite : Magnitude de 7 à 7,5 sur l’échelle de Richter avec une intensité IX sur l’échelle MSK.

En 1904 : Dans le nord du pays avec dégâts majeurs à Port de Paix et Cap Haïtien : Magnitude 8 sur l’échelle de Richter avec une intensité estimée à X sur l’échelle MSK.

Le 6 octobre 1911 : La ville de San Juan est très endommagée : Magnitude de 7 à 7,5 sur l’échelle de Richter avec une intensité IX sur l’échelle MSK.

Le 4 août 1946, à 13 heures : Séisme enregistré à Cuba, à Puerto Rico… Ressenti dans toutes les Îles des Grandes et des Petites Antilles, sur les Côtes Sud des États Unis, les côtes Nord de l’Amérique du Sud, et dans toute l’Amérique centrale, – Mexique, Guatemala, Nicaragua Honduras, Panama… -, Nombreux dégâts sur les bâtiments et un tsunami détruit la ville de Matanzas et provoquant de gros dégâts à Nagua : Magnitude de 8,1 sur l’échelle de Richter avec une intensité IX sur l’échelle MSK.

A suivre : Les raisons du séisme en Haïti : 3/3 l’île d’Hispaniola et le volcanisme..

Raymond Matabosch

Notes :

(2) Région « transformante » : A la limite de plaque transformantes, les plaques glissent l’une contre l’autre. La faille de San Andréas, en Californie, est un exemple de limite de plaque transformante, où la plaque Pacifique glisse le long de la plaque Nord Américaine.

Senestre, ou sénestre, est un terme en vieux français, du latin « sinister », signifiant gauche, par opposition à dextre.

(3) Faille Nord dite aussi faille du Canal de la Tortue : Cette faille active passe entre l’Île d’Hispaniola et l’île de la Tortue. Bien qu’à sa proximité immédiate de l’île d’Hispaniola, l’île de La Tortue fait partie d’un bloc tectonique distinct, du reste d’Hispaniola.

(4) L’échelle de Richter ou échelle ouverte de Richter : L’échelle de Richter permet de mesure l’énergie libérée lors d’un séisme. Plus la magnitude est élevée, plus le séisme a libéré d’énergie. Il s’agit d’une échelle logarithmique, c’est-à-dire qu’un accroissement de magnitude de 1 correspond à une multiplication par 30 de l’énergie et par 10 de l’amplitude du mouvement.

L’échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi appelée échelle MSK, est une échelle de mesure de l’intensité d’un tremblement de terre. Elle décrit les effets d’un tremblement de terre en termes de destructions des installations humaines et de modifications de l’aspect du terrain, mais également en termes d’effets psychologiques sur la population, – sentiment de peur, de panique, panique généralisée -. Cette évaluation qualitative très utile ne représente en aucun cas une mesure d’un quelconque paramètre physique des vibrations du sol.

Haïti / Minustah : Edmond Mulet remplace celui qui l’avait remplacé à la direction de la Minustah

Dimanche, 17 Janvier 2010 Signal FM

Le tunisien Hedi Anabi, son adjoint brésilien, Luiz Carlos da Costa et le chef de la police internationale en Haïti ont malheureusement succombé au désastre.

Le Guatémaltèque Edmond Mulet devait reprendre ce 15 Janvier la direction de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti, Minustah, en remplacement du Tunisien, Hedi Annabi après que le pays ait été frappé par un violent tremblement de terre de magnitude 7.

Le siège de la Minustah a été effondré avec un important contingent de son personnel civil et militaire.

Edmond Mulet a déjà dirigé pendant 14 mois, la mission onusienne présente en Haïti depuis 2004. Il avait fait ses adieux le 23 Août 2007 lors d’une rencontre avec la presse.

Le Guatémaltèque s’est vu confier cette nouvelle mission en Haïti à un moment où le pays est soumis a une catastrophe sans précédent.

Jusqu’à présent des cadavres jonchent les rues de la capitale et l’on se demande si le nombre de personnes ensevelies sous les décombres n’est pas supérieur aux victimes déjà dénombrées.

Quant aux chiffres, il ne faut pas s’en fier en ce moment car les opérations de repêchage et d’inhumation dans des fosses communes se font dans le plus grand désordre. Dans certains quartiers, les citoyens creusent eux-mêmes des fosses pour jeter les corps en décomposition.  Des cris d’alarme se lancent presque constamment pour appeler au secours d’éventuels survivants sous les décombres de nombreux édifices détruits.

Les premières évaluations de l’ONU se chiffraient mercredi 12 janvier entre 50 mille et 250 mille victimes.

Ban Ki-Moon demande l’envoi de 3,500 casques bleus supplémentaires 18 jan. 10 Métropole

M. Ban Ki Moon à dit la presse lors de sa sortie de consultations avec le Conseil de sécurité lundi matin :

“J’ai recommandé que le Conseil de sécurité augmente le nombre d’officiers de police de l’ONU de 1.500, soit une hausse de 67% par rapport au niveau actuel. J’ai aussi recommandé que le Conseil de sécurité envoie 2.000 militaires supplémentaires pendant six mois, soit une augmentation de près de 30%”

La Minustah, présente en Haïti depuis 1994, compte dans ses rangs quelque 11,000 personnes (9000 militaires et de police / 2000 civile). A l’heure actuelle 3,000 casques bleus et policiers de l’ONU se trouvent dans la région de Port-au-Prince où ils sont chargés du maintien de l’ordre, de la distribution de vivres et d’eau et de l’assistance aux efforts de secours en général. ONU / RM

Haïti –Séisme -Aide : Les Etats-Unis s’imposent
Posté le 18 janvier 2010 HPN

Pour acheminer et distribuer l’aide à Haïti, les Etats-Unis imposent leur leadership. Ce qui a le don d’agacer d’autres pays sur place qui veulent apporter de l’aide.

L’aéroport de Port-au-Prince est depuis les événements sous contrôle de militaires américains qui organisent les décollages et atterrissages des avions-cargos. Ce qui provoque des tensions avec d’autres pays sur place que ce monopole agace.

Les Etats-Unis ont déployé une lourde logistique pour l’acheminement et la distribution de l’aide en Haïti. Ils ont déjà envoyé 12500 hommes sur les lieux, 2200 soldats sont attendus, le USS Comfort, navire-hôpital doit arriver sous peu, le président américain Barack Obama annonce la mobilisation de réservistes.

L’Onu tente de négocier une déclaration de principe pour une partage des taches avec les Etats-Unis, mais peine à se faire entendre. D’autant plus que les Américains veulent assurer une gestion à court et à long terme. La Maison Blanche s’est engagée à apporter du secours mais aussi à aider à reconstruire le pays.

Entre-temps, sur le terrain, la population attend avec impatience cette aide qui tarde à venir, car de nombreux obstacles s’opposent à sa distribution. Deux logiques s’affrontent. Celles des Nations-Unis qui consiste à évaluer le nombre de personnes dans un quartier, de savoir de quoi ils ont besoin avant de leur apporter l’aide, et celles des Américains qui consiste à charger des cartons sur les hélicoptères, de repérer les zones de la ville dégagées et d’y jeter ces cartons. Ce qui provoque parfois des émeutes.

Pour Herve Morin, ministre de la Défense français, l’heure n’est pas aux rivalités. « Cette idée est absurde déclare le ministre français.

JJ/HPN

Haïti-Séisme : Léogâne détruit à 90%, selon l’ONU
Posté le 16 janvier 2010 HPN

Léogâne, ville située à l’ouest de Port-au-Prince, a été endommagé à près de 90% par le tremblement de terre qui a dévasté Haïti, selon les secouristes de l’ONU, a indiqué samedi cette organisation internationale.

Cette ville d’Haïti, réputée pour sa production en canne à sucre, a été la zone la plus touchée avec 80 à 90% des bâtiments qui ont été endommagés, a expliqué a l’Agence France Presse la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires, Elisabeth Byrs.

L’ONU dont la « priorité » demeure la recherche de survivants, avait envoyé en Haïti des équipes de recherche qui se sont rendues à Léogâne. L’organisation a souligné que la majorité des corps des victimes étaient toujours coincés sous les bâtiments effondrés. « Le climat favorable et les structures des bâtiments ont augmenté les chances des survivants », a expliqué Mme Byrs. « C’est pourquoi les opérations de recherches et de sauvetages restent la priorité. La phase de sauvetage va encore durer », a-t-elle insisté.

Notons que ces équipes de recherche, près d’une trentaine, comprennent 1.500 personnes et 115 chiens. Selon la porte-parole, elles sont parvenues, vendredi, à extraire des débris 34 personnes portant le nombre total de personnes sauvées par ces équipes à 58.

« Toutefois, les humanitaires restent confrontés à de nombreux problèmes logistiques, dont les principaux sont le manque de transports, d’essence et de communications », a-t-elle reconnu. Les moyens de transport sont très limités et les déplacements sont entravés par le fait que les stocks d’essence sont de plus en plus bas. Le manque d’ambulance constitue également un cruel obstacle obligeant les secouristes à improviser pour transporter les blessés.

Les équipes de sauveteurs de l’ONU se sont également rendus dans les villes de Gressier et de Carrefour à l’ouest de Port-au-Prince et ont estimé qu’elles avaient toutes deux été détruites à 40-50%.

Haïti-Séisme : La ville des Cayes débordée
Posté le 17 janvier 2010 HPN

Les hôpitaux de la ville des Cayes, très peu touchée par le séisme qui a détruit Port-au-Prince, Jacmel et Léogâne, sont débordés par le flot de blessés et de traumatisés qui leur arrive.

98 % des blessés de l’hôpital général de la 3e ville du pays sont venus de la Capitale, rapporte le correspondant d’une radio. Et c’est presque la même situation dans les autres centres hospitaliers de la métropole du département du Sud.

Là aussi, il commence à manquer des médicaments, du matériel mais aussi des bras. Les médecins appellent à l’aide, pourtant même à Port-au-Prince ces soins manquent où ce matin trois personnes du troisième âge ont succombé à leurs blessures dans un centre d’hébergement qui en logeaient 78.

Blessés ou pas, les gens des Cayes comme ceux de plusieurs autres villes qui vivaient à Port-au-Prince préfèrent regagner la province. Ils sont même aidés de certaines autorités municipales, qui mettent gratuitement des véhicules à leur disposition, et n’envisagent pas de sitôt un retour à la Capitale.

Les autorités ont déclaré, hier dans la soirée, l’état d’urgence sur tout le territoire pour une durée de 15 jours. Les urgences des Cayes appellent déjà au secours.

La ville de Petit-Goâve livrée à elle-même, ses cadavres et ses blessés

Brockton (Massachusetts) – 17 Janvier 2010 – Cinq  jours après le violent tremblement de terre qui a secoué Port-au-Prince et toute la zone sud d’Haïti, la ville de Petit-Goâve est livrée toujours livrée à elle-même pour enterrer ses cadavres et fournir les premiers soins à ses victimes qui se comptent par milliers, ont fait savoir plusieurs  habitants de cette ville rejoints par téléphone ce soir peu avant 6 :00 heures. Il est difficile pour le moment de dresser un bilan du nombre de morts et de blessés, cependant plusieurs important édifices se sont complètement effondrés dont l’Eglise Notre-Dame, l’Hôtel Le Relais de l’Empereur, l’Ecole et l’Eglise Eben-Ezer (à la rue de la Justice) sans compter les nombreuses maisons situées sur la Grande Rue à partir entre le marché public et le mausolée Faustin Soulouque. Nos interlocuteurs nous ont également signalé que des édifices publics ont été sérieusement endommagés : l’Hôtel de Ville ( la rue St-Paul), la succursale de la Banque Nationale de Crédit (rue du Port), la UNIBANK et la bibliothèque municipale et le presbytère juste à côté de l’église Notre-Dame.

D’autre part, la zone de Ti Ginen (sud de la ville) et de Chabannes situées au long de la mer a subi des dégâts considérables : une centaine de maisons détruites et plusieurs dizaines de morts. A l’hôpital Notre-Dame, les malades dorment depuis mardi soir à la belle étoile sur la cour du centre hospitalier par crainte d’un autre  violent  tremblement de terre. D’importantes secousses sismiques  sont  d’ailleurs ressenties presque toutes les deux heures depuis mardi soir à Petit-Goâve et ses environs.

Tous les services de base sont inexistants, les portes des rares magasins qui n’ont pas été détruits sont fermées, le marché public est vide et un gallon de gazoline se vend à environ 11 dollars américains. Faute d’électricité, seuls quelques « chanceux » sont à même de communiquer avec l’extérieur via l’internet ou leur portable.

Sur le plan sanitaire, la situation est des plus inquiétantes à Petit-Goâve. Des cadavres en décomposition forcent plus de 70% des habitants de la ville à abandonner leurs résidences pour se réfugier dans les collines avoisinantes où ils ont constitué de véritables « camps de fortune » où ils passent  la nuit sous les arbres à même le sol dans des conditions presqu’inhumaines.

Nouvelles d’Haïti : Religieux et Religieuses

15-01-2010
Dans une lettre, le Frère Bernard (FEC) décrit “l’horreur” qu’il a vue et l’état de la situation de plusieurs communautés religieuses à Port-au-Prince.

Chers amis,
Je reviens de faire un tour au centre ville de Port au Prince. Ce que l’on peut voir est inimaginable : des foules, des milliers de personnes errant dans les rues allant on ne sait où avec un petit baluchon. Des cadavres en décomposition partout, isolés ou en tas. Maintenant, ils sont recouverts mais on en a encore vu dans les décombres juste au bord de la route. Cet après-midi, j’ai vu quelque chose d’insupportable : une benne à ordures remplie de cadavres en décomposition. Je dis bien une benne à ordures. Insoutenable ! Il règne dans de nombreux quartiers une odeur de décomposition très forte. Les épidémies vont arriver. Les gens ont transformé toutes les places publiques en terrain de camping, certains ont une petite toile pour les abriter, d’autres n’ont rien.

L’État a totalement disparu qu’il s’agisse du ramassage des cadavres ou pour donner à manger à ces gens qui ont tout perdu. L’ONU n’est pas plus présente, on a l’impression qu’elle a mis toutes ses forces pour retrouver des survivants dans leur quartier général qui s’est effondré. Mais on ne la voit pas ailleurs. Des hommes avec des pics, des pelles essaient de percer des passages sous les dalles, beaucoup d’entraide, beaucoup de calme mais les gens sont seuls, livrés à eux-mêmes. Tous ceux qui le peuvent regagnent leur province d’origine. Les autobus habituellement surchargés sont pris d’assaut. Si vous avez 70 personnes à l’intérieur, vous en avez autant dehors. Tous les marchés sont fermés, des pénuries sont à craindre assez rapidement. On parle de secours étrangers, on les attend, mais ils ne sont pas encore là et cela va faire deux jours que la catastrophe est arrivée. C’est apocalyptique !

Tous les symboles de l’État et de l’Église sont par terre. Le Palais national s’est affaissé, la DGI (direction générale des impôts) qui joue ici un rôle capital n’est plus qu’un amas de gravas. Le Palais de Justice, le Ministère de l’Intérieur, le Ministère de l’Éducation nationale, des affaires étrangères, de la Condition féminine, de l’environnement, la Mairie de Port au Prince, le Palais législatif. Seul a tenu le siège du Premier ministre, sa cour est devenu un camp de réfugiés, de sinistrés. Pour l’Église ce n’est pas mieux. Son archevêque a été tué dans l’effondrement de l’évêché, il ne reste pratiquement rien de la cathédrale. L’église du Sacré-Cœur, St Louis roi de France en ruines. La Villa Manrèse bien connue de tous les visiteurs en Haïti inutilisable. Quatre personnes y ont trouvé la mort dont Mme Cécile, une française qui travaillait pour l’éducation catholique. Le collège Canado-Haïtien, St Jean l’Évangéliste, St Louis de Gonzague, rue du Centre en ruines (une centaine d’enfants ensevelis). La cathédrale épiscopalienne est dans le même état que sa jumelle catholique. Mariani (Filles de la Sagesse en ruines, six sœurs tuées). Le séminaire et le CIFOR en ruines. Ce soir j’ai transporté les affaires des sœurs de St Paul de Chartres de Delmas 33, leur collège s’est effondré, leur maison provinciale est inhabitable. Elles craignent les pillages qui ont déjà commencé. Quand on voit tout cela, on a mal quand on pense à tous les efforts qu’il a fallu faire pour construire ces édifices.

Plus près de chez nous à Pétion-Ville, ce sont les Frères de l’Instruction chrétienne qui ont le plus souffert : leur maison provinciale s’est effondrée sur les trois frères qui s’y trouvaient : un n’a pas encore été retrouvé, l’autre a pu être retiré après une nuit de souffrances, il est décédé peu après (F. Joseph), le troisième est très gravement blessé, mais il n’y pas un hôpital qui fonctionne. Si rien n’est fait pour son pied écrasé, il aura du mal à survivre. Leurs voisines, les Sœurs de la Charité de Ste Hyacinthe sont totalement sinistrées. Nous en hébergeons 9 chez nous en ce moment.

Ceux qui connaissent Port au Prince s’y retrouveront, pour les autres, cela donne une ampleur des dégâts. Les gens semblent hagards, perdus. On les sent même passifs. Demain quand la colère grondera, ce ne sera pas facile à gérer. Mais pour moi tout ce que je vous ai raconté est littéralement insoutenable. On est désarmé. Bientôt nous allons manquer de tout. Comme tous les magasins, les banques sont fermés, viendra un jour où on n’aura plus rien. Pour le moment, on essaie de partager le peu que l’on a. Mais quand nous n’aurons plus rien à partager, quand nous n’aurons plus de carburant pour notre groupe électrogènes que ferons-nous ? Et la terre continue à trembler…
Nous, les Frères, dans tout cela nous apparaissons comme des privilégiés. Des dégâts mineurs. Mais nous ne pouvons plus vivre comme avant. Le noviciat est comme en congé tellement nous sommes retournés, incapables de penser à autre chose qu’à ce cataclysme.
N’oubliez pas Haïti !
Bernard Collignon

US Quake Test Goes “Horribly Wrong”, Leaves 500,000 Dead In Haiti.

By: Sorcha Faal, and as reported to her Western Subscribers

A grim report prepared by the Russian Northern Fleet for Prime Minister Putin is stating today that the catastrophic earthquake that has devastated the Island of Haiti was the ‘clear result’ of a United States Navy test of one of its ‘earthquake weapons’ planned to be used by the Americans upon the Persian Nation of Iran but had gone ‘horribly wrong’.

The Northern Fleet has been monitoring US Naval movements and activities in the Caribbean since 2008 when the Americans announced their intention to re-establish their Forth Fleet that had been disbanded in 1950, and which was responded to by the Motherland when later that year a Russian flotilla led by nuclear powered cruiser Peter the Great began their first exercises in this region since the ending of the Cold War.

Though virtually unknown to the American people, the use, and perfection, of earthquake weapon technology has a decade’s long history that began with the former Soviet Unions exploding of a 10 megaton nuclear bomb in September, 1978 and then ‘redirecting’ its shockwave towards Iran where it resulted in a catastrophic 7.4 magnitude earthquake, an event which hastened the downfall of the US backed regime headed by the Shah.

This attack upon Iran by the Soviets was countered by the Americans in April, 1979 when they unleashed one of their newly developed ‘atomic powered’ earthquake weapons against the former communist Nation of Yugoslavia which resulted in a 7.2 magnitude earthquake.

Since the late 1970’s, the United States has ‘greatly advanced’ the state of its earthquake weapons and, according to these reports, now employees devices employing a Tesla Electromagnetic Pulse, Plasma and Sonic technology, along with ‘shockwave bombs’ they have previously been accused by Russia of employing in their war against the Afghan peoples when one of these ‘devices’ was exploded in Afghanistan in March, 2002 triggering a devastating 7.2 magnitude earthquake.

Interesting to note in these reports are their stating that the earthquake weapons test conducted by the US Navy this week in the Caribbean that destroyed Haiti was ‘most probably’ based upon the same type of Tesla technology held responsible for the catastrophic January17, 1995, 6.8 magnitude earthquake that laid to waste the Japanese city of Kobe, and which the mysterious Aum Shinrikyo cult had warned 9 days prior was going to occur, and as we can read:

“Aum’s charismatic guru, Shoko Asahara, predicted the Kobe quake nine days before the event. In an 8 January 1995 radio broadcast, Asahara stated “Japan will be attacked by an earthquake in 1995. The most likely place is Kobe.” Hideo Murai, the late Science and Technology minister for Aum Shinrikyo also adhered to this view. Murai – said to have been the most intelligent Japanese who ever lived – was murdered in a Yakuza orchestrated assassination shortly after speaking on the record to foreign news correspondents.

“Murai presented his allegation in an April 7 1995 news conference at the Foreign Correspondent Club in Japan. In answer to questions about the Kobe quake, Murai said “There is a strong possibility of the activation of an earthquake using electromagnetic power, or somebody may have used a device that applied force inside the Earth.” The Aum leadership believed the Kobe quake an act of war: “The City of Kobe was hit by a surprise attack…” they claimed, adding the City was an “…appropriate guinea pig.”

Note: The Aum Shinrikyo religious order was destroyed shortly after their releasing of this information to the public when blamed for the March 20, 1995 sarin gas attack upon the Tokyo subway system which resulted in 11 of their members, including their leader, being sentenced to death. FSB reports on Aum Shinrikyo further state that their knowledge of the planned use of these ‘doomsday’ devices was gained from the US computer hackers belonging to the Branch Davidian religious order who had penetrated some of the American defense establishments most secret files and resulted in their, likewise, being completely destroyed in what is now known as the Waco Siege ordered by then US District Attorney, and currently Obama’s US Attorney General, Eric Holder.

The Tesla weapons being developed by the United States are based upon the research of Nikola Tesla who was an inventor and a mechanical and electrical engineer. He was one of the most important contributors to the birth of commercial electricity and is best known for his many revolutionary developments in the field of electromagnetism in the late 19th and early 20th centuries.

Tesla’s patents and theoretical work formed the basis of modern alternating current (AC) electric power systems, including the polyphase system of electrical distribution and the AC motor, with which he helped usher in the Second Industrial Revolution. Tesla is also credited as the inventor of modern radio by the US Supreme Court.

To Tesla’s earthquake weapons research conducted in the early 20th century we can further read:

“He put his little vibrator in his coat-pocket and went out to hunt a half-erected steel building. Down in the Wall Street district, he found one; ten stories of steel framework without a brick or a stone laid around it. He clamped the vibrator to one of the beams, and fussed with the adjustment until he got it.

Tesla said finally the structure began to creak and weave and the steelworkers came to the ground panic-stricken, believing that there had been an earthquake. Police were called out. Tesla put the vibrator in his pocket and went away. Ten minutes more and he could have laid the building in the street. And, with the same vibrator he could have dropped the Brooklyn Bridge into the East River in less than an hour.

Tesla claimed the device, properly modified, could be used to map underground deposits of oil. A vibration sent through the earth returns an “echo signature” using the same principle as sonar. This idea was actually adapted for use by the petroleum industry, and is used today in a modified form with devices used to locate objects at archaeological digs.”

Important to note at this point are that modern day experiments seeking to discredit Tesla’s earthquake weapons technology have been directed against structures designed to withstand the effects of earthquakes, buildings which in the early 20th century, like those in Haiti today, were not built to withstand such resonance. A most critical difference when viewed in the light of the US Navy’s testing of 2 of these earthquake weapons this past week and where in their Pacific test it resulted in a 6.5 magnitude earthquake hitting the area around the Northern California city of Eureka causing no deaths, their Caribbean test has caused an estimated 500,000 innocents to die.

Equally important to note are these reports stating that ‘more than likely’ the US Navy had ‘full knowledge’ of the catastrophic damage this earthquake weapons test could potentially have upon Haiti and had pre-positioned their Deputy Commander of their Southern Command, General P.K. Keen, on the island to oversee relief efforts if needed.

To the end result of these weapons being tested by the United States, these reports warn, are for the Americans planned destruction of Iran through a series of catastrophic earthquakes designed to bring down their present Islamic regime.

Most unfortunately in all of these events are the peoples of Haiti, who are suffering under conditions so horrible, that even in the best of scenarios, their functioning as a viable Nation has completely come to an end, and for reasons and purposes they have no comprehension of at all as they have become just the latest victim in the New Great Game that will decide the winners and losers of this 21st Century.

© January 14, 2010 EU and US all rights reserved

Notes sur un “what to do” improvisé devant la catastrophe du 12 janvier

(Pensées et questions esquissées à brûle-pourpoint à la recherche d’un consensus dans le respect de la vérité)

Par une « grande voix » patriotique connue

Le 12 janvier 2010 restera pour nous ce que le 11 septembre est pour les USA et le reste du monde. Plus rien dans notre petite République et, à notre échelle d’intensité événementielle, ne sera plus comme avant. Le Premier Ministre en fonction a déjà fixé les pertes humaines à plus de cent mille. Une radio d’information a haussé la mise en parlant de plus de 300.000, voire, pourquoi pas, 500.000 ? On comprend que sur le coup de l’émotion, l’inflation verbale haïtienne a fait déraisonner. Mais les pertes en matière grise expertes du monde des travailleurs intellectuels ne sont pas moins importantes. Le pays perd à la fois et d’un seul coup un Monseigneur Miot, Archevêque de Port-au-Prince et chef de l’Eglise catholique en Haïti, un Eddy Hanabi chef des opérations  civiles de la MINUSTAH et donc le grand patron de l’ONU en Haïti, un Georges et une Mireille Anglade, un Hubert de Ronceray, un Pierre Vernet, un Micha Gaillard, une Nicole Grégoire, une Myriam Merlet etc..Sans compter les moins connus, les sans nom, l’humble employé innombrable des métiers d’intelligence, pour s’en tenir au domaine des ‘savés’ du pays instruit, hémorragie irrémédiable de matière grise pour la collectivité. Fidel Castro disait à Allende que la perte des cadres était la plus funeste calamité pour un pays, après, dirions-nous, les Ti josef, les Saintanise et les Sòyet.

C’est qu’il s’agit d’un coup de la nature d’une violence extraordinaire, qui fait se demander, à un peuple plus mystique que cartésien, comment exorciser le karma du malheur haïtien.

La quasi-universalité des têtes pensantes se fait autour de deux façons de voir et de manières de penser : c’est une évidence que nous ne sommes pas gouvernés. Et dire les choses de cette façon est un euphémisme aveuglant. Le fait est que la solution politique de la problématique du « que faire » haïtien à été confiée à l’actuel chef d’Etat présentement et prétendument au timon des affaires, appelé par le peuple haïtien lui-même en 2006. A l’expérience, certains et non des moindres, l’ont regretté publiquement, mais il faut reconnaître que, tous comptes faits, le peuple a choisi et le pays haïtien et étranger a avalisé ce choix, sauf moi qui étais en seconde position et Charlito Baker alors en troisième positon mais solidaire avec moi pour « challenger » le leadership douteux attribué à Préval. C’est, avec l’arrivée de la limite d’âge que je m’étais moi-même fixée en cas d’échec, le troisième âge crépusculaire de l’octogénariat, la raison principale pour laquelle j’ai décidé de passer la main et ai fait mon retrait total et irréversible de toute participation politique active responsable quelconque. Le dégoût de « l’eau Culligan » de l’hôtel Montana », de l’affaire des bulletins blancs illégalement remis dans le circuit des votes valides, et le coup de pouce donné aux urnes pour forger une majorité numérique en vue de ne pas aller au  deuxième tour juridiquement inévitable, ont provoqué, chez moi, ce que l’ambassadeur de Taiwan a appelé « la colère de Manigat », et ma déclaration radiotélévisée sous le porche de ma résidence, que je n’acceptais pas les conditions de forfaiture qui ont prévalu pour placer Préval au fauteuil présidentiel, avec la participation décisive et éhontée de l’étranger. Certes, je le sais bien, il faut savoir oublier personnellement sinon pardonner collectivement. Mais la vérité demeure que tout le monde ou presque est allé à la soupe, même ceux qui aujourd’hui en ont la diarrhée. Moi, non car cela prendra humainement un peu plus de temps. Je me suis singularisé en me retirant de la scène politique, laissant faire les ralliés à Préval par opportunisme, les blasés de la banalité du mal, qui ne croient plus en rien ni en personne, et les magouilleurs habiles profiteurs d’une chance qui passait, impatients, eux aussi, d’aller à la soupe. Et s’est faite une « normalisation » inacceptable mais acceptée sans sursaut collectif de la nation.

Une fois de plus, le pays a basculé dans le pire, je veux dire dans le néant du vide machiavéliquement insignifiant mais supposé « intelligent » qui a prévalu. Si’m te konen toujou dèyè. Aujourd’hui dans quel état se trouve-t-on en ce moment dramatique de la catastrophe du 12 janvier ? Toujours occupé à évaluer les dégâts pour savoir combien demander à l’aide internationale, selon le mot fameux présidentiel ? Ou déjà se frottant les mains d’une manne providentielle descendant du ciel avec les avions gros ou moyens porteurs de l’aide internationale. Nèg-la fèt kwafé ! C’est écœurant que, trois jour après le fatal séisme, on n’ait entendu encore prendre aucune mesure d’urgence comme un couvre-feu  de précaution et de sauvegarde de la sûreté de l’Etat (sinon la loi martiale d‘exception), une mobilisation coordonnée des ressources humaines et matérielles locales pour parer au plus pressé, le renvoi des élections législatives  en préparation hypothétique pour la fin de février, quitte à les proposer pour la même date que les élections présidentielles de novembre, le renvoi du carnaval pour en faire une manifestation d’action de grâces, sobre, dépouillée, et recueillie, en souvenir du 12 janvier, en un deuil national de trois jours, à inaugurer par un service œcuménique avec les représentants concélébrant des Eglises catholique, anglicane, adventiste, baptiste, des cultes réformés, des mouvements ésotériques (Rose-croix, franc-maçonnerie etc..) et vaudou ; la constitution d’un Haut Comité de 12 membres représentatifs (les douze apôtres) pour faire face aux conséquences du 12 janvier, comprenant un représentant attitré des clergés catholique, anglican, baptiste, adventiste, orthodoxe et vaudou, du secteur prive des affaires, du conglomérat des partis et organisations politiques, du monde académique, professionnel, intellectuel, artistique, des associations de jeunes, de femmes, des coopératives et des confédérations syndicales et paysannes, pour mettre tout le monde au bain, et intéressé à faire marcher son secteur dans un effort d’ensemble de préférence sous arbitrage (mais quel arbitre puisqu’il n’y en a pas sur le terrain du fait de l’effondrement de la tête du Pouvoir Exécutif) ? A moins de donner à la cellule de crise qui coiffe le Haut Comité, des pouvoirs d’exception pour combler le vide personnel et institutionnel.

Et enfin, pour aller au delà de la tâche de réparer les dégâts du 12 janvier, en un effort collectif de coordination sous arbitrage, entamer, en profitant des séquelles du 12 janvier, la grande œuvre de rénovation du pays par des mesures symboliques d’effet psychologique, des mesures résolutoires, des mesures d’efficacité  praxéologique en termes de l’instant et de l’avenir, et surtout par un plan de RECONSTRUCTION NATIONALE, modernisatrice, impliquant une programmation de cette reconstruction avec les matériaux des contributions citoyennes dont des dossiers dorment dans des tiroirs ou des plans de gouvernement des partis politiques pour ceux qui, comme le RDNP avec « Changer la vie » en ont un, des articles de la presse écrite, radio, télévisée, électronique, y compris les contributions étrangères nationales et internationales parmi lesquelles des ONGs spécialisées ou dotées d’une expérience experte, et les travaux des différents ministères de coopération des gouvernements étrangers avec leurs homologues haïtiens.

On voit mal comment éviter la tentation des puissances étrangères de prendre en main directement les pouvoirs régaliens d’un Etat souverain défaillant surtout quand la tutelle de l’ONU déjà sur place avec son armada de blindés et de moyens de transport omniprésents était déjà opérationnelle pour accueillir un 12 janvier qui a frappé durement dans les rangs onusiens. ! Même avec les meilleures intentions du monde comme dans le cas d’Obama, l’ingérence non voulue a du mal à être évitée. C ‘est qu’il y a une exigence d’efficacité qui, dans de tels cas, devient primordiale. Le dialogue est alors impérieux et impératif entre les « senior partners » étrangers et le « junior partner » haïtien, à condition que l’on prenne au sérieux et qu’on accepte le prestige justifié de celui-ci en la personne d’un arbitre temporaire idoine, au choix sinon unanime mais du moins largement acceptable pour et accepté par le leadership national. Un Eugène Roy mais d’une conjoncture de véritable transition triennale pour remettre le pays sur rail, ou alors seulement d’une trêve d’un an pour assurer des élections honnêtes, avec des garanties démocratiques, mais, dans ce dernier cas, le démon politicien ne laissera pas un moment de répit ni de pause électorale enfiévrée pourtant indispensables pour panser les plaies du pays. Alors serait-il possible d’envisager une trêve organisée de trois ans comme une utopie réaliste à apprivoiser pour le plus grand bien d’un peuple souffrant ? Mais on me taxerait de rêver en technicolor !

Voilà, en tout cas, un premier jet de pensées et de questions esquissées à brûle pourpoint, dans le respect de la vérité, que partagent déjà certains sans le savoir, faute de communication, les têtes pensantes du pays réel, urbain ou rural et de la diaspora. Le problème de communication, déjà normalement déficient, est crucial dans cette tragédie sans précédent pour la circulation des hommes et des choses.  Importants sont les débats de presse et les forums culturels des échanges des listes dans l’internet. Qui dit mieux pour déblayer le terrain des avant-propos et des préludes du « coumbite » de solidarité collective intergénérationnelle pour la reconstruction nationale ? La solidarité s’apprend, comme j’aime à dire.

Port-au-Prince, Closerie des palmiers, Marin-en-plaine, le vendredi 15 janvier 2010 au soir , trois jours pleins après le 12 janvier.

Leslie F. MANIGAT

Haïti : Beaucoup d’Haïtiens mais aussi des étrangers

En Haïti on annonce que 70,000 personnes ont trouvés leurs dernière demeure dans des fausses commune et que jusqu’à 200,000 aurait périt, parmi ces gens bien sur une majorité d’Haïtien, mais il y aussi eu des victimes étrangères, touristes, humanitaires… lors de cette catastrophe.

– Allemagne : 1 mort, 16 disparus
– Antigua et Barbuda : 2 disparus
– Autriche : 1 mort
– Belgique : 1 disparus
– Brésil : 18 morts et 2 disparus.
– Canada : 11 morts et 859 dont on est sans nouvelles
– Chili : 1 mort, 1 disparu
– Chine : 8 morts
– Costa-Rica : 2 disparus
– El Salvador : 1 disparu
– Espagne : 2 morts, 10 dont on est sans nouvelles.
– Etats-Unis : 16 morts, dont 1 employé du gouvernement américain, 2 disparus.
– France : 12 morts, mais le gouvernement craint la mort de 20 à 30 personnes supplémentaires.
– Grande-Bretagne : 1 mort.
– Italie : 2 mort, 9 dont on est sans nouvelles.
– Jordanie : 3 morts, 23 blessés, tous membres de la Mission des Nations unies en Haïti (MINUSTAH).
– Mexique : 1 mort, 27 dont on est sans nouvelles
– Pays-Bas : 3 blessés, 18 disparus
– Pérou : 1 mort
– Pologne : 4 disparus
– République Dominicaine : 24 morts, 24 disparus
– Tunisie : au moins 1 mort (Hédi Annabi, chef de la MINUSTAH)
– Uruguay : 3 disparus
– Nations-Unies : 37 membres du personnel de l’ONU sont morts et près de 330 sont portés disparus. Certains membres du personnel peuvent être comptabilisés par nationalité.
– Union Européenne : 1 mort, 2 disparus

AP / RM

Haïti– Séisme – Aide : 10 milliards sur 5 ans pour reconstruire Haïti propose Léonel Fernandez
Posté le 18 janvier 2010 HPN

Lors d’une rencontre à Santo-Domingo ou a participé le président Préval, la République dominicaine a proposé un programme de reconstruction d’Haïti sur 5 ans qui coûterait dix milliards de dollars.

“Nous avons vu qu’Haïti allait peut-être avoir besoin d’environ 2 milliards de dollars par an”, a affirmé Leonel Fernandez, président dominicain qui a accueilli la première réunion internationale sur la coordination de l’aide à fournir au pays frappé d’un violent séisme le 12 janvier dernier.

Une convergence au plan internationale doit s’allier à une coordination interne pour que cette aide soit efficace, a poursuivi M. Fernandez, lors de cette rencontre qui a réuni le président haïtien, des représentants de l’ONU, de l’UE et de pays de la région.

Ces participants recommandent par ailleurs une évaluation de l’impact économique du séisme et l’établissement d’une liste de priorité dans l’île.

MJB/HPN

Le peuple haïtien donne une leçon au monde
Posté le 18 janvier 2010 HPN

Une image hante la Suisse ce soir, celle d’une femme extraite des gravats plus de cinq jours après le drame.

Zurich, Suisse, le 18 janvier – (HPN) –. Une image hante la Suisse ce soir, celle d’une femme extraite des gravats plus de cinq jours après le drame. Alors que la polémique enfle sur la frilosité de la Suisse à intervenir massivement dans ce drame sans précédent, des voix s’élèvent pour condamner le manque de réaction helvétique. Pourtant, le DFAE (Département Fédéral des Affaires Etrangères), n’a pas lésiné sur les moyens à mettre en œuvre pour venir en aide à Haïti, présenté sur les écrans de la télévision suisse, comme « une longue histoire d’amour ». Un débat demain soir sur la Télévision Suisse Romande, dont HPN ne manquera pas de rendre compte, permettra d’en savoir un peu plus.

Il n’en demeure pas moins que le peuple battant d’Haïti provoque l’admiration de chacun dans le monde. Cet homme posé et réfléchi qui présente le camp de fortune où l’on s’organise en partageant, a impressionné. Et les chants de remerciements à Jésus de la femme sortie de l’enfer a troublé de larmes les yeux de nombreux téléspectateurs.

Sur un plan plus personnel, j’ai été frappé, dans les difficiles contacts établis ces jours avec mes proches en Haïti, de leur calme et de leur détermination, malgré les horreurs au quotidien. Pour comprendre cela, il faut remonter loin dans mes souvenirs : dans les années 80, offrant un litre d’huile à une habitante des provinces lointaines du Sud, je m’étonnais qu’elle soit déjà démunie le lendemain. Je n’avais pas compris la « Koumbite », ce partage à l’origine de la prodigieuse capacité des Haïtiens à survivre en toute circonstance. Du fond des âges, la « koumbite » est un rituel de partage que nous avons depuis longtemps oublié dans notre vie de nantis. Et si, dans notre opulence, nous arrivions à comprendre un dixième du fonctionnement extraordinaire des Haïtiens dans le dénuement ?

En Europe, une interruption de courant est un drame qui fait la Une des journaux. En Haïti, une clameur répercutée dans les mornes salue tout rétablissement temporaire de l’électricité. Le dénuement est une école vers l’authenticité. Nous qui avons tout devrions y réfléchir…

Merci, amis Haïtiens, de survivre avec tant de volonté !

HPN, correspondant en Suisse
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